Marc 6, 45-52

Ramer, contre vents et marées…

barqueSoit il dort dans la barque, au milieu des flots déchaînés (cf. Marc 4,35-41), soit il s’isole dans la prière et renvoie ses disciples seuls, pour affronter la tempête au cœur de la nuit !!!

Pourquoi Jésus nous arrache-t-il de ce lieu « miraculeux » où nous vivons l’expérience de sa présence et du don surabondant de Dieu en nos vies (cf. Marc 6, 30-44) ?

Parce que « nous ne comprenons rien à la révélation du Pain ; notre cœur demeure endurci », fermé à l’intelligence du Réel.

Parabole de notre cheminement croyant ! L’Evangile nous arrache à notre pente naturelle vers la sécurité, la perfection, la certitude… Certes, tout cela nous est vital pour avancer, mais non sans nous risquer aux grands vents de la vie, aux obscurités de notre temps, à nos nuits intérieures.

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C’est là que Jésus nous rejoint, c’est là que l’unique parole de ce récit se fait entendre : « Courage, moi JE SUIS, n’ayez pas peur ! » Il ne dit pas : « J’arrive », comme un super-héros qui viendrait renverser le cours éprouvant de nos jours, de nos nuits. Il dit : « Je suis » déjà là, toujours présent. Ne le voyez-vous pas ? Ne le croyez-vous pas ?

Et nous continuons de ramer, contre vents et marées : telle est notre part et notre persévérance pour que la vie se donne en ces temps de contradiction.  Dans la confiance que Jésus se manifeste, à la fin de la nuit et que l’aube se lève au plus sombre des épreuves : telle est la part de Dieu, sa promesse que rien ne saurait faire mentir.

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