Luc 8, 4-15

   « Dans la bonne terre »

Au sein de l’histoire d’une semence qui périt ou se multiplie, surgit une question à laquelle Jésus répond autrement : « A vous il est donné » Cela nous met au cœur d’une relation qui se vit au présent. Dans cet échange de l’Un à l’autre, aux disciples, à chacune, à chacun de nous, « Il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu » : « le pays est rempli de la connaissance du Seigneur comme les eaux comblent la mer » (Is 11, 9) annonçait déjà le prophète.

« La bonne terre » ne serait-ce pas ce lieu où mystérieusement, Dieu se dit en son Fils,  au-dedans de nous « dans le centre le plus secret » (cf Jn de la Croix : VF) Une terre  en relation avec le soleil, la pluie et le vent, avec Celui qui la fait exister et la rend féconde au centuple.

A l’heure du « bio » comment ne pas évoquer cette précieuse terre, mère nourricière dont tant de peuples affamés ont besoin ? Symbole d’une autre terre silencieuse, déserte et cachée dont les hommes, sans le savoir, sont en quête dans une société ostentatoire, à l’affut du dernier exploit, jamais satisfaisant, dont chacun de nous est plus ou moins victime.

L’Évangile nous fait descendre  dans ce lieu existentiel où, non dans la vision mais dans la foi, Dieu se donne à connaître  « comme les eaux comblent la mer ». Terre de la Promesse où germe le fruit attendu depuis les siècles, infiniment désiré et désirable : Jésus-Christ, Parole devenue chair avec nous, en nous, l’un d’entre nous,  que nous pouvons rencontrer au détour d’un chemin.

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