Luc 9, 18-22

Il est écrit que Jésus est à l’écart pour prier et que ses disciples sont là : n’est ce pas étonnant d’être à la fois à l’écart et d’être avec des personnes ? Serait-ce compatible ? Serait-il donc possible de prier le Père, d’être en relation à Dieu tout en étant au milieu des relations humaines ?
Il semble que cet évangile nous montre une possibilité de faire de nos vies une présence à Dieu au milieu de nos frères. Comment pourrions-nous nous y employer ?
Les saints du Carmel nous y aident et notamment Elisabeth de la Trinité : « « Hâte-toi de descendre, car il faut que je demeure aujourd’hui en ta maison. » Le Maître redit incessamment à notre âme cette parole .. Mais quelle est donc cette descente … ? Cet acte n’est pas « une séparation extérieure des choses extérieures », mais une « solitude de l’esprit « .. »
Une « solitude de l’esprit  » : Les disciples avaient bien vu en Jean Baptiste cette solitude de l’esprit, cette capacité à être relié à Dieu en étant au milieu du peuple. De même, gardaient-ils en mémoire le prophète Elie, rendu capable d’entendre Dieu dans une voix de fin silence.
Pour nous, un chemin s’ouvre à l’écoute du Père, dans une solitude de l’esprit. Descendons ! Apprenons à descendre en nous, là où réside le Christ pour, avec lui, dans les activités de nos vies, nous tourner vers le Père pour lui parler, lui prêter attention, se rendre présent à Lui, tout en étant bien ancré dans ce monde, avec nos frères. C’est comme rallumer à chaque instant l’étincelle dans nos vies !

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