Nous sommes au cœur d’une série de controverses entre les autorités du peuple et Jésus. Dans le temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens se sont affrontés à Jésus (Mc 11, 27-28. 12,12).
Ceux sont eux qui envoient Pharisiens et Hérodiens « pour lui tendre un piège dans sa parole » (v13).
Ceux-ci commencent par un peu de flatterie : Nous savons que tu es vrai ; que ta parole ne se modifie pas en fonction de ton interlocuteur (v14). La
parole de Jésus est jugée sûre et fiable. De cette qualité, ses adversaires en font une arme : « Est-il permis ou non de payer l’impôt à César ?… oui
ou non ? » (v14).
« Si Jésus dit oui, il se rend complice d’un pouvoir païen en terre d’Israël ; s’il dit non, il fait figure de révolutionnaire qui conteste l’occupant » (Philippe Bacq, Odile Ribadeau-Dumas, Un goût d’Evangile, Marc, un récit en pastoral, Ed. Lumen Vitae 2006).
« Pourquoi me tentez-vous ? » (v15, grec). Jésus repère le tentateur à l’œuvre et le met en question. En demandant à voir un denier, Jésus déplace
la question des Pharisiens et Hérodiens (v17). Il n’est probablement pas contre le fait de payer les taxes (Mt 17, 24-27). Mais à travers la question de l’impôt, Jésus fait remonter le cœur de la question : « A qui faites-vous allégeance ? »
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