Marc 4, 21-25

La lampe VIENT, telle une personne. N’est-ce pas une manière discrète et voilée de renvoyer à Celui qui est la lampe de nos pas* , la Lumière qui est venue dans le monde et que le monde n’a pas reçue** ?

©photo CSJ

Il est venu, et par ses paroles et ses gestes qu’Il sème partout, sans compter, au bord du chemin, dans les cailloux, dans les ronces et dans la bonne terre***, il rend visible le Règne de Dieu qui s’est approché. Il est certain que si nous attendons un règne fracassant, imposant et tout-puissant, la lumière restera voilée à nos yeux. Mais si comme Thérèse de l’Enfant Jésus, nous pouvons dire : Seigneur, votre enfant l’a comprise votre divine lumière****, alors, sachons que nous l’avons reçue pour la partager et non pour la thésauriser comme une richesse personnelle, cachée sous le boisseau.

VOYEZ ce que vous entendez, faites attention à ce que vous entendez ! Nous ne savons plus très bien s’il faut voir ou écouter … N’est-ce pas encore une fois pour nous signifier que le Verbe est venu dans le monde, à la fois Parole à écouter et Quelqu’un à rencontrer ?

Si la lampe est mise sous le boisseau, si la Parole est entendue distraitement, elle ne porte pas de fruits. Mais si, comme le semeur, nous donnons à pleine brassée la lumière que nous avons accueillie et la Parole que nous avons reçue, alors, il nous sera encore donné. Car, il n’y a pas de vie qui ne soit donnée, si on la garde, on meurt ! Alors, donnons, donnons sans mesure, et nous recevrons la vie en abondance.
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*Psaume 118, 105
**Jean 1, 9-10
***Marc 4, 1-20
****Manuscrit C 6r°

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