Marc 9,14-29

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Monastère orthodoxe des Douze Apôtres, Capharnaüm

Comme les trois disciples témoins de Jésus transfiguré sur la montagne, nous descendons nous aussi de la clarté du temps pascal accompli avec le don de l’Esprit de Pentecôte pour rejoindre la plaine de l’ordinaire des jours.

A la vue de Jésus, les gens accourus sont frappés de stupeur « ekthambeo ». Marc utilise le même terme pour signifier l’agonie de Jésus à Gethsémani « Il commença à être frappé d’effroi ». Mc 14,33 De même les femmes accourus au lever du soleil se tiennent dans le tombeau vide « saisies de frayeur » et « un jeune homme, vêtu d’une robe blanche, leur dit : « ne vous effrayez pas. » Ainsi ce terme revient aux trois lieux de la passion dans le jardin de Gethsemani, au tombeau ouvert au matin de la résurrection, et ce jour- là devant l’enfant épileptique. Cette traversée de la mort à la vie, l’enfant malade le vit dans sa chair.

« Si tu peux quelque chose, viens à notre secours, sois ému aux entrailles pour nous. » Mc 9,22

Cri du père, vibrant de foi. Jésus lui répond : « Si tu peux…Tout est possible pour celui qui croit. »

« Je crois, viens au secours de mon manque de foi. » Mc 9,24

Jésus le véritable médecin saisit la main de l’enfant, le réveille, le met debout : vivant !

Croire, c’est être témoin de Jésus le crucifié Ressuscité qui nous saisit par la main et nous fait passer de la mort à la vie. Croire, c’est aussi reconnaître qu’il m’est si difficile d’y consentir. Prier est alors cette relation du croyant qui se reconnaît fils dans la main du Père et la foi devient agissante.

« Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. » Jn 1,12.

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