Matthieu 11,28-30

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau, et moi je vous donnerai le repos »
Allier le « joug » et « le repos » ne viendrait à l’idée de personne, sauf de Jésus apparemment !

Et Il ajoute « venez à moi … » « Alors je suis venue devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu!  ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel … » disait Thérèse de l’E-J.

L’Evangile de ce jour s’inscrit bien en effet dans la prière exultante de Jésus, joie de la révélation aux tout petits.

Mais n’est-ce pas de cette « petitesse », de cet « abaissement » (phil 2) qu’Il est lui-même le modèle et le chemin ? Ce temps de l’Avent  offre la grâce de réentendre à neuf cette Parole :

« Prenez sur vous mon joug et mettez-vous à mon école,
car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez le repos »

 Nous entendons souvent  ici  « le joug de la croix » et il est permis de penser à Simon de Cyrène.

Mais il semble que le projecteur est vraiment  orienté sur la personne du Christ. C’est bien à lui qu’il faut venir, son joug qu’il faut porter, de lui qu’il faut apprendre pour recevoir  le repos : douceur et l’humilité de son propre cœur.

Pour donner chair à cela, oserai-je l’image du  dressage des bœufs pour l’attelage ? Sûr que celui qui l’a vu de ses yeux sait que c’est une école, un apprentissage, un combat, une épreuve, une longue patience !

Alors, du repos ? Jésus dis bien qu’il faut se mettre à son école. En « attelage » avec lui, à son rythme, à son pas, à sa hauteur, donc au plus bas, dans sa condition de serviteur. Invités au compagnonnage, portant ensemble  son joug, lui qui est venu porter le nôtre. Faire vie commune dans la douceur et l’humilité, au service du Royaume, voilà le repos du disciple.

Alors on peut parler de labours, de semailles, de moissons, de repos et de joie …

Ne dites-vous pas vous-mêmes: « Encore quatre mois et viendra la moisson  » ?
Mais moi je vous dis: levez les yeux et regardez; déjà les champs sont blancs pour la moisson!  »
Déjà le moissonneur reçoit son salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle,
si bien que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble. (Jean (TOB) 4)

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