Matthieu 14,1-12

« Tu n’as pas le droit de l’avoir pour femme. » 

© Cai Guo-Qiang « sunshine and solitude installation »

 

 Un récit qui nous parle de la liberté en nous dessinant le visage de l’esclavage.

La question que pose ce texte est celle du lien entre notre manière de nous situer dans la société et notre propre liberté face à ce que nous avons « promis » :

Hérode a tenu sa parole donnée à la fille d’Hérodiade ! Et pourtant, les raisons pour laquelle il l’a tenu est presque la même pour laquelle il ne tue pas Jean Baptiste auparavant, à savoir « la foule » :

« Hérode cherchait à le faire mourir, mais il eut peur de la foule » ; « à cause de son serment et des convives, il commanda de la lui donner » !

Ce que l’on peut reprocher à Hérode, ce n’est pas principalement le fait d’avoir pris Hérodiade pour femme, d’avoir agi contrairement à une parole donnée, mais celui de ne pas être resté dans la solitude que suppose tout acte de liberté.

L’histoire biblique à laquelle nous aimerions comparer ce récit est celle d’Abraham. Abraham, pour répondre à l’appel, devait sacrifier son fils, le tuer. Il allait poser de même un acte qui s’oppose, à la fois, à la Loi et à sa propre volonté, mais il l’a fait et assumé seul, sans se soucier de ce que la « foule » peut dire.

Nous pouvons conclure en rappelant deux critères majeurs de tout acte libre : la lumière et la solitude.

Un acte libre est un acte lumineux, un acte qui n’a pas peur de venir à la lumière, et qui est posé au milieu de la foule mais toujours dans la solitude.

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