Jésus est encore testé par les pharisiens. Cette fois, c’est à propos du mariage : est-ce bien légal de se libérer de sa femme, quelle qu’en soit la raison ?
« Se libérer ! », défaire des liens ressentis comme entraves. La question porte sur ce que la loi autorise ou consent, et non sur le fondement de l’engagement de l’homme vis-à-vis de la femme.
Alors, Jésus remet les choses dans leur juste perspective : qu’en est-il du désir de Dieu à l’origine ? Est-ce que ce n’est pas qu’un homme et une femme s’allient pour manifester l’humain dans toute sa plénitude ? Pourquoi et comment briser cela ?
Et pourquoi donc Moïse, référence incontestable, permet-il la séparation, la répudiation ? En fait, dit Jésus, il a seulement rendu cela possible, à cause de votre cœur sclérosé, pour tenter de ne pas ajouter des blessures à la blessure. Et si « libération » il y a, elle est synonyme de trahison. Jésus ne juge pas, ne condamne pas, mais énonce la vérité du projet de Dieu.
Difficile de s’y conformer ? C’est incontestable et parfois cela semble surhumain, au point de ne pas oser s’engager sur ce chemin-là. Jésus en convient. Par soi-même, il est impossible aussi bien de renoncer que de s’engager. On ne peut que s’en remettre totalement et sans cesse à Celui qui donne d’entendre, d’accueillir et de vivre des épousailles ou un renoncement à celles-ci, sans autre raison que de s’engager pour que Dieu soit le roi sur la terre des hommes comme il l’est au ciel.
Celui qui peut comprendre, qu’il comprenne.
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