Matthieu 22, 34-40

Contrairement à Marc, Le juif Matthieu ne cite pas l’ouverture du décalogue pour commencer à répondre au maître de la loi. Pas de « Ecoute Israël » dans ce que dit Jésus, mais la mise en évidence immédiate de l’exigence de l’amour comme grand commandement. Aimer de tout son être, cœur, âme, esprit, et j’ajouterais, sans trop d’audace, de tout son corps. Et, même si le second commandement est semblable au premier, il est un premier à la source et au fondement de l’autre, de tous les autres.
Aimer Dieu qu’on ne voit pas ne consiste pas seulement en actions charitables et généreuses pour le prochain ni seulement en services désintéressés. Dieu se fait personnellement partenaire de nos vies et désire être aimé pour lui-même, dans la gratuité même de l’amour qu’il offre à tout être et à toute chose. Il espère et attend que nous soyons artisans, ouvriers de son désir. »
« Il se bavarde beaucoup de choses sur Dieu ». « Dieu n’aime pas qu’on parle officiellement de lui ; il préfère qu’on le suggère, qu’on l’évoque ». Il aime qu’on prenne le temps de le chercher, de s’émerveiller de ce qu’il opère avec tact et discrétion, souvent à l’obscur, en toutes ses créatures. Il se réjouit que nous partagions avec lui la croyance en un monde meilleur en train de naître et « qu’on l’éveille dans les choses et les êtres où il se cache. ». (Cf. François Cassingena-Trévedy) Tout cela, sans faire de bruit, sur la pointe des pieds et au secret du cœur.
Voilà des vacances qui le réjouissent et qui peuvent aussi nous mettre le cœur tout en joie, dans une bienheureuse désappropriation de ce que nous pensons savoir de lui, de son désir… et croyons connaître des autres.

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