Matthieu 7, 21-29

« Tout fout l’camp ! »

Dans une chanson de variété française, Marcel Mouloudji interprète en 1972 « Tout fout l’camp », et fait état (non sans humour) d’un monde et de valeurs qui se délitent.
Cela fait penser au triste constat du bâtisseur sur sable : « La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » (v.27).
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À quoi bon / adorer la vie / À quoi bon / Quoi bon quoi qu´on s´dit / À quoi bon / Puisque c´est fini / Ou c’est moi p´têt´ moi qui vieillis ?

Pourtant, à la fin de la chanson, devant le constat de destruction, le chanteur s’interroge : « Ou c’est moi p´têt´ moi qui vieillis ? ».
Il oppose donc la vision résignée et découragée d’un monde en perdition au regard neuf d’un homme nouveau. Celui fait penser à l’homme prévoyant de la parabole qui a construit sur le roc (v.24). « La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. » (v.25).

Car tel est le secret de l’évangile qui ne tarit pas de nous illustrer ce combat entre l’ancien et le neuf, la mort et la vie, les ténèbres et la lumière. C’est la victoire du Christ, sa résurrection, notre baptême qui nous donnent de nous dévêtir du vieil homme et de nous revêtir l’homme nouveau (Ep 4,22-24 ; Col 3,9-11).

Fondés sur cet enseignement, sur le roc de la Parole, unis au Christ et vivant de son Esprit de vie, il nous sera donné de traverser les ravins de la mort et de ne plus craindre aucun mal (Ps 22,4).

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