Matthieu 8, 5-17

Contemplons aujourd’hui la spontanéité de la bonté de Jésus et la confiance absolue d’un païen. Matthieu déroule devant nous la journée harassante de Jésus, journée comme nous en connaissons parfois aussi. Jésus se laisse sans cesse interrompre et déplacer, il écoute et agit en fonction de ses interlocuteurs.

Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement : Un centurion exprime à Jésus la détresse de son serviteur, sans lui demander de le guérir, de la même manière que Marie à Cana exprimait un simple constat : Ils n’ont plus de vin. Premier acte de confiance … Jésus saura … Et Jésus, spontanément se propose d’aller le guérir.

Dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri : avec ses propres mots, ce romain, païen, exprime le mystère de la parole créatrice et recréatrice. Dieu parle et cela est, il commande et cela existe (Ps 33, 9). Deuxième acte de foi … Jésus alors admire la foi de cet étranger, Dieu admire la foi d’un homme ! Et Jésus fait la volonté de ce dernier, Dieu fait la volonté de l’homme quand il s’en remet à lui !

Et le soir, Jésus guérit encore et encore … il se laisse déranger, se laisse déplacer, ne compte pas et ne programme pas. Aurons-nous la même spontanéité de la bonté ? Saurons-nous nous émerveiller de la foi de l’autre, de l’étranger ? Aurons-nous le même souci de la détresse du plus souffrant ? Alors, peut-être prendrons-nous place au festin du Royaume avec tous ceux qui croient en acte et en vérité.

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