Matthieu 9, 14-15

Pour une fois que les pharisiens s’entendent avec un groupe a priori respectable (les disciples de Jean le Baptiste), il y a de quoi se demander pourquoi les disciples de Jésus ne font pas corps avec eux. Voilà une belle occasion qui passe d’être enfin d’accord !
Et bien, non, les disciples de Jésus n’entrent pas dans cette démarche de jeûne, de privation de nourriture.
Pourtant Jésus a commencé son ministère par une grande période de jeûne, livré à la faim et à la tentation dans le désert. Il aurait pu instituer cette pratique comme un rituel d’initiation à un bon disciple dans ses débuts. Mais il semble que le jeûne ait une autre finalité.
La première mention du jeûne répétitif dans l’Ancien Testament apparaît avec le jeûne volontaire de David devant la menace de mort qui pèse sur l’enfant qu’il attend de la femme d’Urie (2 Samuel 12,16-20). David avait décidé de gérer les relations comme il l’entendait, jusqu’à prendre la femme d’un autre homme, Urie. Il s’était détourné du respect des relations.
Et Jésus relie cette pratique du jeûne à une relation : pas de jeûne quand l’époux est là. L’époux dans la Bible renvoi à la métaphore de Dieu et son peuple. Jésus, fils de Dieu prend la place de Dieu comme époux. Les disciples suivent Jésus, sont en relation avec lui et donc le jeûne n’a pas lieu d’être : « pourraient-ils jeûner ? »
Aujourd’hui, durant ce temps de carême, ce qui est en jeu pour chacun de nous réside dans notre relation : à Dieu, aux frères, à nous même. Comment préparer notre cœur, notre corps à un relationnel guéri, sauvé ?

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