Matthieu7, 6.12-14

Entre l’étroitesse possible du cœur (Mt 7,1-2) et l’élargissement du cœur (Mt 7, 12), nous avançons sur un chemin de crête, qui n’exclut pas un certaine prudence (v6 ; Proverbes 9,7-9).

Cet appel au discernement se poursuit avec l’invitation à entrer par la porte étroite (v13), à s’engager sur le chemin resserré (v14) qui mène à la Vie, au Royaume des Cieux (Mt 5,20 et 7,21). Pour les trouver, il faut les chercher. Luc dit même qu’il faut lutter pour y entrer (Lc 13,24).

Sur un chemin spacieux, on peut avancer en foule ; mais sur un chemin resserré, on est contraint d’avancer en file indienne. Ce combat se livre dans une certaine solitude, mais non dans l’isolement. « Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé… Je suis le bon Pasteur » (Jn 10, 9.14). Sa voix nous guide.

«  Comme un bon pasteur, il leur fait entendre sa voix, et par un sifflement si doux qu’ils le saisissent à peine, il les invite à laisser-là leurs égarements… Ce sifflement du berger a sur eux tant d’empire, que abandonnant les choses extérieures qui les captivaient, ils rentrent dans le château. » (Thérèse de Jésus, 4 Demeures 3,2).

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