Jean 11, 45-54

      « Tous croiront en lui »
Voilà ce que, grands prêtres et pharisiens confondus, redoutent au plus haut point.
« L’œuvre de Dieu c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé », (Jn 6, 29) disait Jésus à une foule qu’il avait rassasiée et dont  il voulait combler une faim plus, essentielle encore.
Le désir de Dieu est sur le point de se réaliser. Mais cela n’entre pas dans leur critère de discernement. « Mieux vaut qu’un seul homme meure »  Ils ont une vue assurée de l’avenir qu’ils inventent eux-mêmes : « … ils détruiront notre Lieu Saint et notre nation ». Nul besoin de se tourner vers Dieu. « Ils réunissent un conseil », comme l’avait déjà fait Hérode (Mt 2, 4) en apprenant la naissance du Messie, n’hésitant pas, lui, à exterminer l’avenir de la nation pour supprimer un rival, pensait-il. (Mt 2, 16) Du commencement à la fin la vie  du Sauveur est menacée. Le livre qui  « lève le voile », ne dit-il pas : « Le dragon se tenait devant la Femme… afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. » (Ap 11, 4)
Le livre de l’Apocalypse nous dévoile peut-être le gigantesque duel où s’affrontent en nous la mort et la vie : Notre agir ne révèle-t-il pas « ces « beaucoup » qui croient et ces « autres » qui vont… et qui racontent » ?
    « Je suis la Résurrection et la vie… Crois-tu cela ? ». (Jn 11, 25-26)  Repoussé ou écouté, le Vivant, dans une infinie discrétion se tient à notre seuil, nous sollicitant de son ardente et brûlante question « Crois-tu cela ? »  Jusqu’à ce qu’un jour nous le reconnaissions tous, chacune et chacun, Ressuscité, sauvant « ce qui, en nous, est perdu ». (Lc 19, 10)

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