Jean 14, 27-31a

Ton départ me met en joie parce que tout en moi devient recherche de toi.

Dans cette péricope, tout commence  par un des indicatifs du Seigneur : la paix, celle qu’il donne et laisse en héritage, la paix qui nous fait si souvent et si cruellement défaut car notre cœur a toujours tellement de raisons d’être troublé, bouleversé, effrayé. Entendre et accueillir en confiance cette parole fait déjà un peu reposer la paix sur nous. Mais c’est loin d’être suffisant. Car nous savons qu’il va partir, l’ami véritable. Il nous l’a dit, les événements nous le font pressentir. Il n’est rien de plus douloureux. Tout en nous refuse cette absence puisque c’est seulement en sa présence que nous avons notre joie.

Que nous dis-tu encore aujourd’hui? Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce départ ! Impossible ! Ou unique chemin pour marcher de hauteurs en hauteurs avec et vers Celui que nos cœurs aiment ? Car seuls le vide et la béance de l’absence nous donnent d’entrer dans cette relation de Vie qui jamais ne s’épuisera : celle entre un Père donateur de vie et un Fils tout accueil et offrande d’Amour, qui revient en frère. Mystère qui nous dépasse et qui pourtant nous enveloppe. Que nous faut-il faire ? Ouvrir les mains et laisser ouvrir nos cœurs et nos intelligences.

Sur ta parole, nous croirons et nous courrons à l’odeur de ton parfum. Faire foi nous met en joie, mais croire ne va pas de soi. Que l’Esprit nous entraîne et nous arme pour combattre le prince du doute et nous laisser aimer par le prince de la paix.

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