Jean 8, 51 -59

  En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût,
« Je Suis »
En St Jean, ni question sur Son identité, ni profession de foi de Pierre, ni annonce de la passion,  ni transfiguration, ni agonie au jardin de Gethsémani… : « événements » rapportés par les synoptiques ,qui  en cette marche de carême nous acheminent vers la Mort-Résurrection de Jésus.

Mais une immense fresque déployant le Mystère annoncé dès le Prologue de son Evangile, celle de « l’Homme qui marche », invitant « les siens » à découvrir son identité de Fils de Dieu dans le déploiement de 7 affirmations de Sa divinité. Lui-même se dévoile, se révèle, dans une théophanie qui lui coûtera la vie. Les malentendus de St Jean  disent à quel point nous sommes malentendants et nous invitent au « retournement ».

En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût,
« Je Suis »
L’Indicible est dit, l’Invisible s’est rendu visible à nos yeux, l’Inaudible s’est fait Parole, « Celui qui était dès le commencement a pris chair de notre chair » et « nous avons vu Sa gloire, Gloire que, Fils Unique plein de grâce et de vérité, Il tient du Père » ( Jn 1 ; 8,54)
Le Buisson ardent est au milieu de nous. (Ex. 3,14) Prendrons- nous feu de l’Amour Fou de Celui qui « par la grâce de Dieu a, pour tout homme, goûté la mort » (He 2,9) afin que nous  « ayons la Vie en abondance ».
Jésus nous en ouvre le Chemin : « garder Sa Parole » , celle qu’Il tient du Père dans une connaissance filiale qu’Il nous donne en partage. (V.55) Mais souvent « nous ne voulons pas venir à Lui pour avoir la Vie ».
« Alors, ils ramassèrent des pierres pour les lancer contre lui, mais Jésus se déroba et sortit du Temple ».
« Lorsque notre cœur est de pierre, il  arrive que nous prenions de véritables pierres en mains et que nous lapidions Jésus-Christ dans les personnes de nos frères, en particulier les plus faibles ». ( Pape François messe du 22 /03/ 013)
Combien il nous est difficile, à nous aussi de SORTIR  de nos certitudes, de nos connaissances, de nos savoirs, de nos assurances, de nos attaches, de nos appartenances, de nos traditions… Car nous aussi nous nous réclamons d’Abraham et nous affirmons avoir Dieu pour Père, mais sommes-nous vraiment fraternels à la manière de Jésus? Oterons-nous nos sandales pour « nous prosterner  devant la croix du Christ », dépouillés de notre suffisance, « et glorifier Sa Sainte Résurrection ». (lit. Byzantine)
«  Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon Jour :
il l’a vu et il a été transporté de joie ».
En ce Carême, puisse notre retournement intérieur, nous ouvrir au JOUR du Seigneur et nous faire SORTIR vers nos frères et sœurs ( EG 49), contagieux de Sa Joie !

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