Lc 8, 1-3

« L’évangile au féminin »
Peinture de Tahia Halim (1909-2003), peintre égyptienne.
Peinture de Tahia Halim (1909-2003), peintre égyptienne.

À la suite de Jésus, cachées humblement derrière le premier rang idéale des « Douze », — bloc anonyme et monolithique (mais humanisé en Lc 6,12-16) —, des femmes accompagnent Jésus dans la parfaite posture du disciple, qu’il cherche à éveiller chez tout ceux qu’il rencontre à travers la prédication de son Évangile (v.1).

Elles sont nombreuses « beaucoup d’autres » (v.3), trois d’entre elles sont nommées (Marie-Madeleine, Jeanne, Suzanne), les autres non. Elles sont chacune uniques et différenciées par leurs classes sociales ; mais, elles ont en commun l’expérience du salut et du service, prémices de la communauté chrétienne des Actes des Apôtres (Ac 2,42-47) et préfiguration de l’Église.
Elles ont traversé : de la mort à la vie, du péché à la sainteté, de la maladie à la guérison. Elles ont mis l’expérience radicale et incontournable de la rencontre avec le Christ et de leur conversion, au centre de leur agir. Désormais, leurs ressources personnelles sont au service du bien commun (clin d’oeil à la veuve pauvre citée en exemple en Lc 21,1-4). Elle donnent, elles se donnent totalement et … discrètement.
Détail intéressant sur lequel méditer, Luc ne dit pas : « qu’elles le servaient », mais « qu’elles les servaient ». Les femmes prennent soin du « Corps » tout entier, de tous les frères en Christ, de cette humanité nouvelle, celle des créatures nouvelles (2Co 5,17), du Royaume nouveau. Ces femmes sont les premières à tisser les liens de la fraternité universelle.

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