Luc 1, 39-45

Entendre

Alain Makaraviev, Vitrail de la cathédrale de Clermont-Ferrand, 1970

« Quand Élisabeth entendit la salutation de Marie » (v.41).
Mais qu’y avait-il, dans la salutation de la Vierge venue en toute hâte chez Elisabeth, pour que l’enfant l’entende aussi et pour qu’Élisabeth reconnaisse en cette parole de politesse, la bénédiction de Dieu pour tout son peuple ?
Nous pourrions dire que toute la personne de Marie a laissé « entendre » la présence invisible du Dieu caché en elle.

Marie, porteuse du Verbe, tout juste enveloppée par la parole de l’ange et l’ombre de l’Esprit Saint est renvoyée à sa foi : « Heureuse celle qui a cru » (v.45). Pour Élisabeth, la béatitude de Marie n’est pas dans l’accomplissement, mais dans sa foi en « l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (v.45).
Elle est un témoin de l’espérance, funambule avançant avec empressement sur le fil de la Parole, sans rien retenir pour elle, dans une dynamique de désappropriation totale.

Dans ce qu’ont pu entendre Jean-Baptiste et Élisabeth au delà des mots, comme dans la foi inébranlable de Marie, nous pouvons y voir la même attitude de transparence et d’abandon au Seigneur, Marie ne garde rien pour elle.
Servante de Dieu, elle entre avec lui et comme lui dans son dessein d’amour et d’oblation.

En ce temps de l’Avent, saurons-nous, nous aussi, entendre dans les petits évènements de notre vie quotidienne, la présence cachée de Celui qui se fait proche de chacun de nous ?

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