Luc 12, 8-12)

« C’est un si bon début l’ignorance pour l’amour ». (M.L Choplin)
Nous voilà confrontés à ce péché contre l’Esprit pour lequel il n’est pas de pardon. Les trois synoptiques en parlent. C’est donc qu’il ne nous est pas possible d’éviter la question. Mais nous ne devons pas impérativement trouver « la » bonne réponse en quelques réflexions profondes ou quelques ‘clics’. Cette interrogation tient notre esprit en éveil et en attention pour que nous ne nous endormions pas sur nos bonnes certitudes et convictions.
Qu’est-ce que l’Esprit, qui est-il pour nous ? N’est-Il pas, en nous, dynamisme de vie et invitation au bonheur ?
S’il nous arrive souvent de renoncer à vivre à la hauteur de nos aspirations les plus profondes, nous savons que cela nous est et nous sera pardonné. Comme nous seront pardonnés tous nos manquements à l’amour reçu et à l’amour que nous n’avons pas pu ou pas toujours voulu donner.
Ce qui me semble impardonnable, c’est de dire que la Source de Vie est poison et se condamner ainsi soi-même à mourir de soif. Ce qui est impardonnable, c’est de refuser absolument la Vie et vouloir à tout prix la mort, non celle du corps, mais la mort de tout notre être. Nul ne peut être pardonné contre son gré.
Contre cela, je n’ai qu’un contre-poison, une chose infiniment simple à proposer aujourd’hui, car on peut étouffer de ce que l’on sait ou croit savoir : quatre mots, une prière qui nous gardera à jamais de ce péché redouté : « Viens, Père des pauvres ! ». Une question aussi qui nous remet sans cesse en route : « Il est où le bonheur, il est où ? »

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