Luc 5,12-16

Jésus, nous dit Luc, est en route vers l’une de ces villes auxquelles il lui faut annoncer la Bonne nouvelle du Règne de Dieu. (4,43) et voici qu’ « un homme couvert de lèpre se trouvait là » Celui qui n’a pas droit de cité, « sa demeure sera hors du camp » (Lv 13,46), à cause de cette maladie impure et contagieuse, se trouve là sur la route de Jésus. Cet homme sur qui pèse le châtiment divin par excellence « à la vue de Jésus tombe face contre terre : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier » Comme un jour il étendra les bras sur la croix, « Jésus étendit la main » et comme, aussi, il goûtera notre mort, «il le toucha », et dit : « Je le veux, sois purifié » La parole créatrice de Jésus à l’instant même abolit la frontière entre le pur et l’impur. Aucune proclamation de la Bonne nouvelle de la part de Jésus « qui se retirait dans les lieux déserts et priait » Quant au lépreux, interdiction lui est faite d’en parler à personne. Ce qui lui est demandé c’est de « faire l’offrande prescrite par Moïse» Et dans le Lévitique le rite de purification s’achève ainsi : « Telle est la loi concernant celui qui est atteint de lèpre sans être à même de pourvoir à sa purification. » (Lv 14,32) Jésus manifeste l’infinie miséricorde du Père, depuis toujours à l’œuvre au sein de son peuple élu. Celui qui, par Jésus, a retrouvé l’intégrité d’une communion universelle avec Dieu et en lui avec tous les hommes, avec tout l’univers, est prié de passer humblement par la médiation d’un homme, un prêtre qui va en être témoin.

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