Marc 11, 27- 33

Tel est pris qui croyait prendre

© Sr Valérie Depériers
© Sr Valérie Depériers

En chassant les vendeurs du Temple (Mc 11,15-19), Jésus s’aliène les grands prêtres et les scribes. L’évangéliste enchaîne cinq oppositions : sur l’autorité de Jésus (Mc 11,27-33), à partir de la parabole des vignerons homicides (Mc 12 ,1-12), sur l’impôt (Mc 12,13-17), sur la question de la résurrection (Mc 12,18-27) et sur le premier des commandements (Mc 12, 28-34). Cette avalanche de controverses souligne la tension dramatique du récit. Jésus est acculé de tout côté (social, politique et religieux).

Notre passage semble illustrer le dicton : « Tel est pris qui croyait prendre », comme une anticipation de la victoire du Christ. Pris à leur propre piège, les grands prêtres et les scribes se refusent à prendre position. Pourtant, se tenir sur la ligne de touche et refuser le risque d’entrer dans la mêlée, ferme toute révélation possible.

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