Marc 16, 15-18

« Son amour envers nous s’est montré le plus fort » (Ps 116,2)

Gabriel Corbett, Sweet home, 2013

Jésus ressuscité, déjà de plain-pied dans le monde nouveau où « il essuiera toute larme [des] yeux, [où] la mort ne sera plus, et [où] il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur …» (Ap 21,4) envoie ses disciples à continuer sa mission, dès ici-bas, dans un déjà-là.
Il s’adresse au groupe des onze ; non pas à tous ses disciples, mais à un groupe diminué, blessé, incomplet, à ceux qui restent et qui ont déjà traversé une mort (celle de la trahison, du reniement, de la désillusion, du désappointement, de la séparation, de la solitude), à ceux qui en quelque sorte, sont tout comme lui, ressuscités (non pas encore dans leur corps mais tout du moins dans leur âme).
Comme le confesse saint Paul, lui-même ayant sur le chemin de Damas rencontré le Ressuscité, il n’y a plus aucune crainte pour celui qui vit de la vie nouvelle avec le Christ : « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? » (Rm 8,35).

Le texte d’aujourd’hui, par les exploits mortels auxquels les disciples sont exposés, peut dérouter le lecteur. Pourtant, l’évangéliste ne bluffe pas, aucun défi ne semble plus sérieux que cette promesse à croire de tout notre être (déjà ressuscité par notre plongée dans les eaux du baptême) que nous sommes par avance sauvés de tout mal et de toute mort terrestre.
« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme » (Mt 10,28).

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