Marc 4, 35-41

« Passons »

© Tempête de neige en mer, est un tableau réalisé par le peintre Joseph Mallord William Turner en 1842.

     Instruits des mystères du Royaume, les disciples, « le soir venu », s’apprêtent à « passer sur l’autre rive » et « ils emmènent Jésus comme il était» Evénement imprévu, au cœur de ces chapitres 4 et 5 de l’évangile selon Marc : « une violente tempête » se déchaîne et Jésus installé,  «dort ». « Il en est du Royaume de Dieu comme d’un homme qui jette… qu’il dorme ou qu’il soit debout, la nuit et le jour, la semence germe…» (Mc 4, 26-27)

Analogie apparemment un peu lointaine de ce qui est en train de se vivre. Mais n’est-ce pas la révélation d’une attitude fondamentale d’un fils de l’homme obéissant et pleinement abandonné à  son Père. « En tes mains Père, je remets mon esprit » (Lc 23, 46)

« Passons sur l’autre rive » où règnent et sévissent les démons en légions, lieu de terreur et de déshumanisation. Cela peut-il advenir sans traverser une tempête ? Défi impossible sans la Foi du Fils de Dieu en son Père ! «Comment se fait-il que vous n’ayez pas la foi ? »

       « Grand tourbillon de vent »  au centre  de la Révélation, prémisse du passage du Christ, de ce monde au Père qui s’accomplira sur une croix entre deux bandits… « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Lc 23, 43).  Assumant toute la peur de l’Humain, (Gn 3, 10), Jésus, de nuit, dans la tempête, fait passer ses envoyés d’hier et d’aujourd’hui, sur la rive des Sauvés : « Va et rapporte tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde…et tous étaient dans l’étonnement» (Mc 4, 19-20)

Évangéliser, avec Jésus à l’écoute du tout Autre, passer sur la rive inconnue de nous-mêmes et de l’autre, ne plus craindre, être étonné, s’émerveiller ?

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