Marc 8, 34-9,1

©CSJ 2005

Renoncer à soi-même, prendre, porter sa croix… Que pouvaient penser tes disciples, Seigneur, car pour eux, la croix était un instrument d’infâmie. La mort, mais quelle mort ? Celle que tu nous proposes est peut-être la mort à soi-même. Le texte grec dit : qui perdra sa psyché la sauvera …
Aujourd’hui, les mots d’une autre m’ont aidée à accueillir et prier cet Evangile. Je vous les transmets tout simplement.
« Porter notre croix dans la confiance que n’être pas tout, aux yeux de Dieu, ne signifie pas n’être rien. Cela signifie participer, dans la continuité de l’Evangile, à la grande marche des hommes ouverts à la Rencontre. Cette Rencontre qui déplace notre vie de répétition aveugle du destin vers la liberté.

 

Renier en moi ce qui m’encombre d’illusions
devenir ce que je suis, être celle qui peut te suivre
Suivre avec toi le dépouillement heureux de ceux qui se connaissent eux-mêmes
et savent combien leur vie dépend de leurs rencontres
Porter ma croix, renoncer au vain combat
qui ferait de moi une reine, une immortelle
Avancer dans tes pas en connaissant le gain
qu’il y a parfois à perdre
Perdre ma vie entre tes mains afin que tu lui donnes
sa forme véritable
Renoncer avec toi à mon seul imaginaire
qui ne sait que ressasser
le connu, le voulu, le contenu, le programmable
Et plonger dans le grand bain frais de l’imprévisible
où tu opères, chaque jour, de renversantes conversions.

Marion Muller-Colard, Eclats d’Evangile, bayard 2017

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