Matthieu 10, 1-7

Une opposition radicale se manifeste vis-à-vis de Jésus : « Les foules s’émerveillèrent …Mais les pharisiens disaient : c’est par le chef des démons qu’il chasse les démons. » 9,33-34. Jésus en est profondément ému : « pris de pitié devant les foules harassées et prostrées comme des brebis sans berger ». Dieu va envoyer des ouvriers à sa moisson. Les douze sont énoncés par l’évangéliste par groupe de deux. Nous pouvons y voir comme pour les soixante-douze envoyés deux par deux le signe d’une communion à vivre avant de l’annoncer. Les Envoyés devant être eux-mêmes guéris de toute maladie et infirmité, d’orgueil, de suffisance, envoyés comme des agneaux dans l’effacement devant l’ (A) autre, dans la puissance d’un non-pouvoir. Donnant gratuitement ce qu’ils reçoivent gratuitement.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël » : « Vers Jérusalem afflueront toutes les nations », annonçait Isaïe. « La cité sainte, la Jérusalem nouvelle, je la vis descendre du ciel d’auprès de Dieu » Ap 21,2 Ressuscité, le Christ envoie les disciples « prêcher en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations à commencer par Jérusalem. »
Le désir d’un retournement, d’une profonde conversion venue d’en-haut, envahit l’Eglise aujourd’hui et, en elle chacun de nous, devant un monde « harassé et prostré » en attente d’une vraie vie.

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