Matthieu 12, 38-42

« Jusqu’à quand, Seigneur ? M’oublieras-tu toujours ?
Jusqu’à quand me cacheras-tu ta face ?
Jusqu’à quand me mettrai-je en souci,
le chagrin au cœur tout le jour ?
Jusqu’à quand mon ennemi aurait-il le dessus ?
Regarde, réponds-moi, Seigneur mon Dieu ! »
(Ps 13)

Ces versets du Psaume sont devenus la prière quotidienne de tout homme.
Le cri s’élève au sein d’un monde « mis en silence », écrasé par le poids des soucis, mené par les imprévus et les incertitudes, affaibli par les inquiétudes et fatigué à force de ramer.
Au moment où la lumière manque à ses yeux, l’homme se laisse endormi dans la mort, vaincu par les « ennemis », caché, accablé, prostré, à bout de forces ; tout le jour, il avance dans le noir, son cœur gronde et rugit.
Mais, ce cri enfoncé dans la mort se transforme en Signe :
Il épouse l’épaisseur humaine, fait sien tout ce qu’elle endure et ressuscite avec elle par la force de l’Esprit.
C’est un cri qui effectue tous les jours sa Pâque. Il s’identifie au cri du crucifié et à la louange du ressuscité ; au péché du larron et à la grâce du disciple ; à la nuit de la mort et à l’aurore de la Vie.
Ainsi, ce cri se transforme en un signe de louange :
Moi, je compte sur ta fidélité, Seigneur,
Tous les jours je t’espère !

Un commentaire

  1. Il me semble qu’il ne peut pas y avoir plus grand signe que la Croix du Christ !
    Saint Paul aux Corinthiens :
    06 Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les impies que nous étions.
    07 Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
    08 Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.