Matthieu 14, 22-36

Ce texte que nous propose la liturgie aujourd’hui, nous donne de prier ce verset avec le psalmiste : « Sur la mer fut ton chemin » (Ps 77, 20). Celui qui a nourrit le peuple dans le désert est aussi le Dieu de la traversée, du passage vers l’autre rive.
« Seul », à l’écart, dans l’intimité avec son Père, Jésus envoie les disciples « seuls » dans la barque, au milieu de la nuit, au milieu des vagues et des tempêtes. Sa solitude appelle celle des autres, bouleverse les esprits, remet en question la foi, visite les lieux de fragilité et de faiblesse et vient au secours du manque et de l’incertitude.
Tous étaient plongés dans la peur, appuyés sur la barque et pourtant sans appui, heurtant les épaisseurs de la nuit et pointant l’arrivée de l’horaire. Au creux de leur réel, une voix retentit, donnant au Visage son identité : « Ayez confiance, c’est moi, soyez sans crainte » ! C’est justement ce « Je Suis » qui brise le cercle de la peur ; qui ordonne de « marcher sur les eaux » ; qui tend la main et saisit l’homme affronté à sa fragilité ; qui monte dans la barque et se révèle Homme et Dieu ; qui recrée tout homme et le fait advenir à son identité profonde : fils de Dieu.
Seigneur, au milieu de nos vagues et nos tempêtes, trace ton chemin. Ordonne-nous de marcher sur les eaux, appuyés sur la foi qui vient de Toi. Fais que nous jetions nos filets pour tirer ce qui est bon, avancer en eau profonde et passer avec Toi vers l’autre rive, Toi l’Autre Rive par excellence !

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