Luc 1, 46-56

© Magnificat Dom Robert

L’attente silencieuse du Sauveur, devient, depuis quelques jours, pressente et joyeuse … Avec la visite de Marie à sa cousine Elisabeth, tout tressaille, tout s’accélère … Le Verbe fait bouger et parler  … Marie se lève et part en hâte.  Elle fait parler sa cousine et bouger l’enfant qu’elle porte dans sa vieillesse. L’incarnation du Verbe en Marie est mouvement et musique qui éclatent en action de grâce dans la prière du magnificat !

Sa prière personnelle se fait prière de tous : elle fait converger dans la louange d’un seul chant, les prophéties et les attentes du psalmiste et des prophètes. Elle rassemble dans sa prière la joie de tous les visités par Dieu, sa prière personnelle est la genèse d’une expérience universelle.

La prière du magnificat surgit de la logique suprême de l’amour fou de Dieu pour son peuple. C’est pourquoi tout y est paradoxal : les puissants sont renversés, les humbles élevés, les affamés comblés, les riches renvoyés les mains vides … Marie, l’humble jeune fille de Nazareth, se sait désormais exaltée dans sa petitesse.

Saurons-nous, comme Marie, accueillir le Verbe dans nos entrailles ? Accepterons-nous d’être visités, relevés et comblés par lui ? Alors, avec Marie, notre chant se fera la voix de toute humanité et nous pourrons chanter : Mon âme exalte le Seigneur, Il s’est penché sur son humble servante … il a fait pour moi des merveilles !

2 commentaires

  1. J’apprécie énormément ce site au-travers ces publications. Et je tiens vraiment à vous remercier pour des édifications profonde et des interprétations pertinent que je n’ai point trouvé ailleurs.
    Sincèrement, je suis profondément touché.

  2. MON ÂME EXALTE LE SEIGNEUR, EXULTE MON ESPRIT EN DIEU, MON SAUVEUR ! IL S’EST PENCHÉ SUR SON HUMBLE SERVANTE ; DÉSORMAIS TOUS LES ÂGES ME DIRONT BIENHEUREUSE (Lc 1, 46-56). Après sa salutation qui a rempli sa cousine ÉLISABETH de l’Esprit Saint, après avoir cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du SEIGNEUR, c’est au tour de MARIE d’exulter de joie et de rendre grâce à DIEU, pour cette merveille dans sa vie, malgré sa petitesse. Le magnificat est la prière qui déborde du cœur de MARIE et qui exprime tout le paradoxe de la vie, dont DIEU tient les commandes : IL se penche sur les humbles, son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent, IL renverse les puissants de leur trône et élève les humbles, IL comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides, aucune œuvre de bien ni de foi ne se perd à ses yeux et rien ne LUI est impossible. Le Magnificat rappelle les promesses divines du passé, et qui préparent l’avenir. Ainsi, l’histoire du Salut n’est pas achevée. Elle continue son cours et se réalise partout où l’Homme sait ouvrir son cœur, pour laisser exprimer sa joie, devant les merveilles reçues de DIEU. À MARIE, DIEU ne donne pas seulement d’être mère, mais, à travers cet évènement, c’est toute une histoire, un projet, qui se dessine et qui implique toute l’humanité. C’est dire que de toutes les merveilles divines dans notre vie, lorsque nous savons les lire avec les yeux de la foi, nous découvrons combien nos biens, nos ressources peuvent servir aussi au bien des autres. Toutefois, en relisant notre propre histoire, sommes-nous capables de chanter aussi un magnificat, à l’image de MARIE, ou alors, notre vie selon nous, n’est qu’un ensemble d’échecs, une succession d’épreuves jamais surmontées ? DIEU a-t-il fait des merveilles dans notre vie ? Sommes-nous en mesure de dire ‘‘merci’’ pour un bienfait reçu ou seulement à nous lamenter ? Dire ‘‘merci’’ c’est rendre grâce et en même temps, confirmer et affermir sa foi en CELUI qui fait tout, pour contribuer à notre bien. Bonne journée de méditation et de travail
    Abbé Achille Kandi, Archidiocèse de Bertoua

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